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Les Aventures des 
Bourbon-Condé & 
Bourbon-Conti
The Adventures of the 
Bourbon-Condés &
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Armand (1629-1666)
Prince de Conti.

Ses parents: Henri II et Charlotte de Montmorency
Son frère et sa soeur: Anne-Geneviève et Louis II.
En 1654 il épouse Anne-Marie Martinozzi (1637-1672), nièce de Mazarin (fille de Géronimo Martinozzi et de Laura Mazzarini) dont deux fils survivront: Louis-Armand et François-Louis.


 
Année Evenement Âge 
1629 Naissance
1638 Naissance de Louis XIV 9
1643 Mort de Louis XIII 14
1646 Mort de son père 17
1649 1ère Fronde (du Parlement) 20
1650 Prison 21
1651 2ème Fronde (des Princes) 22
1654 Mariage avec Anne-Marie Martinozzi 25
1661 Naissance de son 1er fils, Louis-Armand 32
1664 Naissance de son 2ème fils, François-Louis 35
1666 Mort 37

 
Le médiocre second
La 1ère Fronde
Contrefait et malingre il n'avait des yeux que pour sa soeur. Entraîné par elle, il participera à la première Fronde en tant que généralisime des troupes parisiennes, mais n'était en fait qu'un pion dans le jeu des Grands du royaume. Saint-Simon avait pour lui des mots très durs: "Ce chef de parti était un zéro." (Saint-Simon) Il n'avait de partisants que par son rang. 
La seconde Fronde
Lors de la seconde Fronde, il est rejoint par son frère et le maréchal de Turenne. Il est fait prisonnier et sera incarcéré au Havre en même temps que son frère, le Grand Condé, et son beau-frère, Henri de Longueville.
 

Lors de leur libération, les princes exigent des charges importantes. Armand se verra confier à cette occasion le gouvernement de Provence. L'accord prévoit aussi qu'il épouse Charlotte de Lorraine, duchesse de Chevreuse; il renonce donc à son avenir ecclésiastique mais son frère Louis dénonce le traité. Ayant fait la paix avec Mazarin, il en épousera une nièce. Commandant de l'armée de Catalogne, il occupe un temps la Cerdagne que l'Espagne abandonnera à la France lors de la signature du traité des Pyrénées.
Après avoir été le protecteur de Molière, il tomba dans la dévotion, subit comme sa soeur l'influence du jansénisme et écrira contre les spectacles. Sa piété se transforma en mysticisme et il composera des livres théologiques et moraux.


 
Sorcier?
Armand fit une autre chose pour un homme autant éclairé et autant incrédule comme il l’était en ces temps là. Il se mit dans la tête de se faire sorcier, et commença à invoquer le démon il communiqua ce dessein au prince de Coudé son frère, étant (disait-il) le moyen le plus sûr et le plus prompt pour se voir tous deux en liberté. Le prince se prit à rire et, après avoir tourné longtemps la chose en ridicule, il démontra la vanité d’une telle entreprise. N’en voulant point en démordre, Armand continua ses expériences tant et si bien qu’un jour Louis lui demanda de lui laisser les recettes et les poudres utilisées afin que lui aussi puisse s’évader le jour venu. Et s’en alla en riant bien fort.

 
 
Le caractère
Sa méchanceté inondait toutes les qualités qu'il eut pu avoir, celles-ci du reste n'étaient que médiocres et semées de faiblesses. 


La Régence ?
En 1663, le roi Louis XIV est au plus mal. Très malade, il se prépare à mourir et organise sa succession.
Si l'avenir est assuré en la personne du Dauphin (bien que très jeune: 2ans à peine), il faut pourvoir à la Régence. Les deux reines sont hors course, l'une est trop vieille, l'autre incapable. Philippe, le frère homosexuel, ne s'intéresse pas à la politique. 
Restent les Princes, Condé est encore toujours détesté malgré le temps et un retour en grâce timide.
Armand, dévot mais capable reste le seul secour du Roi. 
Il faut qu'il se sente coupable de grandes fautes pour qu'il envisage de confier les rennes du pouvoir aux plus bigots de ses sujets.
Mais le Roi guérit vite et tous ces plans sont inutiles.

 
 
 
L'appel de la religion
Appelé ainsi en l'honneur de Richelieu, il est initialement destiné à l'Eglise mais n'en sera pas moins un excellent capitaine. 
Au collège de Clermont il avait Molière comme condisciple.
Son père collectionnait pour lui les abbayes et ses revenus affluaient.

 
 
En prison
Sa captivité le rendait fou, fou d'être séparé de sa soeur. Il tentait même d'entrer en contact avec elle par la magie. Dans le commencement de la prison. Armand fut fort malade d'une blessure qu'il s'était fait à la tête on disait que cet  incident était arrivé en jetant un flambeau d'argent en l’air et le recevant dans ses mains lorsqu'il retombait, pour se divertir mais on a su depuis leur liberté que cette blessure avait été volontaire et un peu plus galante que de raison. Ce jeune prince avait pris une folle passion pour la duchesse de Longueville, sa soeur, quelques années avant sa prison. et se l'était mise si avant dans le coeur, qu'il ne songeait qu’a faire des choses extrêmes pour lui en donner des marques.  Il avait fait le duc de La Rochefoucauld son confident. et que l'on disait dans le monde négocier moins pour le prince de Conti que pour soi-même. Mais pour finir cette histoire, il se fit cette blessure a l'intention de la duchesse sa soeur on ne sait si c'était par un désespoir amoureux de ne plus la voir, ou pour vouloir souffrir pour elle, dans le temps qu'il s'imaginait qu'elle endurait pour lui, à Stenay où elle était retirée. Ou bien ce fut par les mêmes mouvements qui font entreprendre aux Espagnols des choses extraordinaires pour leurs maîtresses. qu'ils appellent, finezas, comme quand ils se passent un ruban de leur couleur à travers le bras ou aux flancs, ou qu'ils s'habillent en pénitent pour se mettre tout en sang, en se fouettant outrageusement en leur présence quoi qu’il en soit, cette galanterie, peu usitée faillit lui coûter la vie.
Cette blessure fut de quelque  utilité aux princes : car on ne put leur refuser le secours des médecins et des chirurgiens dont  certains leur portèrent des lettres. 


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