| Le Huguenot |
Après la bataille de Jarnac où
son père Louis I trouvera
la mort, il sera présenté aux soldats en même temps
qu'Henri de Navarre, le futur Henri IV. Le parti protestant montre ainsi
la continuité de l'engagement des princes de sang pour la défense
de la cause huguenote. Après la paix de Saint-Germain (1570), il
se retire dans ses terres du Béarn et y épouse Marie de Clèves
qui décèdera en donnant la vie à leur fille Catherine
(1574-1593). Lors de la Saint-Barthélémy il n'aura la vie
sauve qu'à son abjuration et à l'intervention de Charles
IX contre les Guise et Henri d'Anjou, futur Henri III; il s'enfuit alors
à Strasbourg. Allié au duc d'Alençon et avec l'aide
de reîtres allemands, il mena une campagne contre le roi Henri III.
A la suite de la prise de la ville de Neufchâteau, le roi doit composer
avec le duc d'Alençon. Mais cette réconciliation sacrifie
le Prince de Condé qui ira d'errements en échecs et devra
s'enfuir pour Guernesey, n'ayant pu trouver à l'etranger une aide
pour sa cause.
Il recevra ensuite le gouvernement de la Picardie
mais n'ayant put prendre possession de Peronne, il s'empare de la ville.
Avec Henri de Navarre, il s'allie aux catholiques modérés
contre la ligue menée par le roi Henri III. Mais il n'a pas les
qualités de son père et est éclipsé par la
fougue et l'habileté diplomatique d'Henri de Navarre, il assistera
donc impuissant à la dispersion de son armée.
Il inaugure la tradition d'inhumer les membres
de sa famille à l'eglise de Vallery.
Déjà âgé, il épouse
en 1586, Charlotte de la Trémoïlle, qui renonça au catholicisme
pour lui.
Bien que grièvement blessé à
la bataille de Coutras en 1587; à sa mort en 1588, ses domestiques
furent soumis à la question. |
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| L'éducation |
Il avait un visage ingrat et était sombre
et timide. Il a été élevé dans la foi réformée
par l'amiral de Coligny.
Sa foi protestante était militante, mais
bien que partageant les convictions de Henri, roi de Navarre; tout les
opposait. Condé était fanatique, aigre et malhabile. |
| La seconde épouse |
Charlotte-Catherine de la Trémoïlle (1568-1629)
A la mort de Henri, Charlotte fut désignée
comme instigatrice de son empoisonnement. Arrêtée, c'est en
prison qu'elle donnera naissance à un fils, Henri.
Libérée par Henri IV, son fils
sera reconnu héritier de la couronne jusqu'à la naissance
du dauphin Louis. La mère et le fils deviendront catholiques. |
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