| Un courtisan
politique |
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Hélène
de Troie
la suite d'une nouvelle altercation avec le roi à propos de sa bâtardise,
il enleva sa femme pour la conduire de château en château pour
finalement se réfugier en Belgique. Mais craignant une invasion
française, le gouvernement des Pays-Bas espagnols n'autorisa le
séjour que de Charlotte. Condé dut poursuivre jusqu'à
Cologne. La situation dégénéra à tel point
que Henri IV entreprit de mener la guerre à l'Espagne comparant
même la situation à celle d'Hélène de Troie.
Mais c'est sans compter son assassinat le lendemain par Ravaillac qui sans
s'en douter avait derrière lui tout le parti espagnol qui ne voulait
pas de cette guerre. Henri ne reviendra en France qu'en 1610, à
la mort du roi. Il fut un temps pressenti par le parti espagnol pour monter
sur le trône mais ce projet était absurde car la régente
Marie de Médicis était elle-même à la tête
de ce parti.
Au Conseil de Régence
n
1611, il est nommé vice-roi de la Nouvelle-France par la régente.
Entré au conseil de régence il y exige tous les honneurs.
Mais lorsque Louis XIII dut épouser Anne d'Autriche, il se posa
en protecteur des protestants. Il s'oppose avec les Princes révoltés
à Concini et à la clique italienne qui à la faveur
de la Régente était couverts d'honneurs. En 1612, il reçoit
de Louis XIII l'Hôtel de Gondy qui depuis lors s'appele Hôtel
de Condé. Celui-ci se trouvait adossé à l'ancienne
enceinte à la rue des Fossés. C'est aujourd'hui le Théâtre
de l'Odéon. Ce sera d'ailleurs son arrière petit-fils qui
rasera l'Hôtel pour en faire un lieu d'art et de culture.
Les Etats-Généraux
n
1613, il franchit le pas et lance un violent manifeste contre le pouvoir
et provoque la convocation des Etats-Généraux. Le pouvoir
n'ayant pas le courage de prendre les mesures qui s'imposaient céda
aux princes qui avaient rejoint l'opposition. Privé du soutient
des autres princes, Condé ne sut pas s'allier au Tiers pour se faire
confier le pouvoir. Afin de le contrer, la Régente limogea les ministres
trop faibles et appela le cardinal de Richelieu; tout en gardant Concini.
Ayant reçu de la régente le gouvernement du Berry, il se
réfugie dans ses terres. Il voulut se faire oublier pour que les
horreurs du gouvernement Concini le détruisent de l'intérieur.
Mais la manoeuvre est découverte, la Régente le rappelle
à la cour en lui promettant tant et plus. Il fit bonne figure au
conseil mais ne cessa pas ses manoeuvres contre la légitimité
du roi, ni ses débauches d'ailleurs, ce qui lui valut la syphilis.
En 1614, il fait reconstruire l'eglise de Vallery qui vera l'inhumation
de tous les membres de la famille dans un caveau sous le maître autel.
La Prison
pposant
farouche à la politique mais surtout à la personne de Concini,
il se heurte aux autres membres du conseil de régence. Richelieu
se méfie de lui et le fait arrêter en plein Conseil en 1616.
Il restera 3 ans en prison à Vincennes.
Il demande à y être rejoint par
son épouse Charlotte. Peu de temps après, celle-ci accoucha
par deux fois d'enfants mort-nés. (N. 1617 et les jumeaux N. et
N. 1618) Ce n'est que deux mois après un nouvel accouchement, qui
donna la vie cette fois à une fille, Anne-Geneviève,
que les Condé furent remis en liberté par le roi grâce
à l'intervention de Luynes.
Il se montrera ensuite un serviteur fidèle.
En 1627, lors de la révolte des protestants en Languedoc, il est
chargé par Richelieu de les combattre.
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| L'entrée du château de Vallery |
De Charge en Charges
n
1631,en plus du Berry et du Bourbonnais, il reçoit du roi le gouvernement
de la Bourgogne qui restera dans le giron des Condé pendant plusieurs
générations. Il reçu également une grosse part
de la fortune de son beau-frère Henri
de Montmorency (excécuté en 1632). Il s'engagera ensuite
dans une série de campagnes aux frontières du royaume, jusqu'à
son invasion de l'Espagne qui se solda par le désastre en 1638 de
Fuenterrabia.
Henri est ensuite nommé chef du conseil
de régence et, devenu troisième personnage du royaume, il
soutiendra constamment la Régente, Anne d'Autriche et Mazarin. Il
prend alors toutes les dispositions nécessaires pour la conduite
de la Maison du Roi. En n'oubliant pas comme tout bon Condé de se
servir aussi dans les caisses au profit de sa maison. |
| Chantilly |
| La mort du roi Louis XIII le touche et il en
pleure beaucoup, il en avait reçu le château de Chantilly
(qui
restera propriété des Condé jusqu'à leur extinction
en 1830.) Le Château ne lui fût pas donné pour
lui, ni en remerciement des actions de son fils, mais en raison de l'amitié
retrouvée entre la régente, Anne d'Autriche, et la princesse.
Le château avait en effet toujours été la propriété
des Montmorency et avait été confisqué lors de l'excécution
du frère de la princesse. |
| Le politique |
| Bien que de bonne éducation, il n'en faisait
pas un étalage inconsidéré. Le roi appréciait
ses avis et ses opinions allaient vers le libéralisme et la tolérence.
En son gouvernement du Berry, il s'employait à améliorer
la vie de ses sujets. Juste et généreux, il avait la sympathie
de la population. |
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| L'Amour et l'Aventure |
| Henri IV le méprisait à tel point
qu'il lui fit épouser celle dont il voulut faire sa maîtresse,
Charlotte de Montmorency. Alors âgée de 14 ans, elle avait
enflammé le coeur d'un Henri IV vieillissant. Il voulut donc la
soustraire à la surveillance de son père, le connétable.
Henri IV conçu donc le projet de marier son amie à un homme
qui était connu pour ses amitiés masculines. Le prince de
Condé dut malgré son opposition se soumettre à la
volonté du roi. Mais c'était sans compter avec le charme
de la jeune femme qui vit son mari s'enflammer pour elle et il tenta par
tous les moyens de empêcher sa femme de voir le roi, allant même
jusqu'à la retenir captive en ses terres. Mais il dut finalement
s'incliner. |
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Charlotte de la Trémoïlle
(1594-1650) |
| L'épouse |
Elle était la plus jolie jeune femme de
son temps. Même la petite vérole ne parvint pas à l'enlaidir
malgré les cicatrices sur ses joues.
L'idyle ne dura pas toujours, la princesse aimait
trop les mondanités et les salons, où elle était appellée
la "perroquette".
L'on dit même que la princesse n'eut que
deux jours heureux dans sa vie, le jour de son mariage, pour le rang qu'elle
acquis, et le jour de son veuvage, pour la liberté retrouvée. |
| Le personnage |
Considéré comme bâtard malgré
sa légitimité, il vécut une enfance morose.Il était
crasseux, cruel, débauché, avare et démagogue. Il
est élevé par sa mère dans une foi catholique intransigeante.
Celle-ci ayant abjuré la foi protestante. D'abord considéré
comme héritier du trône, il est ramené au second plan
à la naissance du dauphin Louis (futur Louis XIII). Roux,
le visage triste, il avait acquis une solide éducation mais manquait
ce panache qui plaisait à la cour. De plus, sa réputation
d'homosexuel n'arrangeait rien.
Jeune, il était bien fait bien qu'un peu
excentrique.
Un jour de libation, il traversa les rues de
Sens entiérement nu sur son cheval accompagné d'une bande
d'amis dans la même tenue.
Peu galant, acerbe parfois, il savait néanmoins
flatter ceux dont il avait besoin. Colérique aussi parfois mais
il avait cet art de se faire pardonner de ceux qu'il heurtait.
Comme son roi Henri IV, il était souvent
sale et mal agencé. La barbe mal taillée, les cheveux gras,
il n'était pas très agréable à fréquenter. |
| Un médiocre militaire |
| Il n'est pas un grand militaire, il n'entreprend
rien de particulier mais il tenait son rang lorsqu'il le fallait. Il était
par contreun bon organisateur, ses armées ne manquaient de rien.
Ce n'est pas un homme d'action, plutôt un administratif. Il ne signait
rien sans lire. |
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| Sa tombe à Vallery |
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