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Les Aventures des 
Bourbon-Condé & 
Bourbon-Conti
The Adventures of the 
Bourbon-Condés &
Bourbon-Contis

 
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I
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Louis I (1530-1569)
Prince de Condé, duc d'Enghien, comte de Soissons, marquis de Conti

Ses parents: Charles duc de Vendôme et Françoise d'Alençon. Ses frères et soeur: Marguerite duchesse de Clèves, Antoine duc de Vendôme, François comte d'Enghien, Charles cardinal de Rouen, Jean duc d'Estouteville, comte de Soissons. De son premier mariage (1551) avec Eléonore de Roye (1535-1564), il eut deux fils: Henri duc de Condé et François duc de Conti, ainsi que Charles III, cardinal de Bourbon. En secondes noces (1565), il épousa Françoise d'Orléans-Longueville (-1601) qui lui donna un fils, Charles comte de Soissons. Frnçoise était issue d'une branche bâtarde des Orléans descendant des Valois. Louis eut encore d'Isabelle de la Tour un fils né à Lyon en 1564.
Il signait "Loys de Bourbon".


 
Année Evènement Âge
1530 Naissance
1547 Mort du roi François I 17
1551 Mariage avec Eléonore de Roye 21
1552 Premier fils: Henri I 22
1558 Second fils: François de Conti 28
1559 Mort du roi Henri II 29
1560 Mort du roi François II 30
1560 Conjuration d'Amboise 30
1562 Troisième fils: Charles, cardinal de Bourbon 32
1562 Massacre des Huguenots à Wassy 32
1564 Mort d'Eléonore de Roye 34
1565 Mariage avec Françoise d'Orléans-Longueville 35
1566 Encore un fils: Charles de Soissons 36
1569 Tué à Jarnac 39
Le Fondateur
ossu et miséreux, tares qu'il essaiera toute sa vie de cacher sous des abords hautains et fastueux. D'autres sources indiquent par ailleurs qu'il avait hérité de son père et de ses ancêtres plus lointains une ardeur et un courage naturel qui lui permettent d'exceller dans tous les exercices du corps. Aussi:  bien fait de sa personne avec un visage ouvert, orné d'une barbe blonde, il est fort aimé des dames auxquelles il plaît par sa gaieté et
sa vigueur. Sa joie de vivre et son empressement auprès du beau sexe contraste avec l'austérité de ses parents; elle préfigure plutôt
l'ardeur qui caractérisera son neveu Henri IV. 
En 1547, à 17 ans il est échanson au sacre du roi Henri II. 
Il cherche dans un premier temps à imiter son père dans sa carrière au service du roi. Il fait alors ses premières armes en Piémont, servant sous le maréchal de Brissac dès l'âge de 18 ans. 
Bien moins riche que les Guises qui reçoivent sept fois plus en pensions diverses que lui qui est prince de sang. Etant le premier des Condé, c'est lui qui inaugure une certaine tradition de chef rebelle et de grand capitaine. C'est à la suite de ses nombreuses victoires qu'il avait cru pouvoir espérer certaines faveurs. Mais lors de la signature de la paix de Cateau-Cambresis, il n'en reçu aucune. C'est sans doute ici qu'il faut trouver son hostilité chronique au pouvoir. De par sa grand-mère, Marie de Luxembourg, il hérite du château de Condé en Brie. Il n'est cependant pas clair si le titre de la famille se rapporte à ce domaine ou à celui de Condé sur Escaut; toutes deux possessions de la famille de Bourbon. 
Les guerres de religion
yant embrassé la religion réformée, il se heurtera toute sa vie au parti catholique et notamment aux Guise, qu'il considère comme usurpateurs de ses propres droits, et qui maintes fois tentèrent de l'assassiner. Mais débordant d'ambition, il était prêt à toutes les aventures. Il prit la tête des protestants lors des premières guerres de religion, non pas par conviction religieuse mais par ambition personnelle. Eux-mêmes avaient besoin d'un prince plus charismatique qu'Antoine de Navarre. Ceci bien que sa vie dissolue ne concordait pas avec leurs valeurs. Ecarté du pouvoir, il tente un coup de force dont le but était de faire convoquer les Etats-Généraux et de se débarrasser des Guise. La mort de son allié, La Renaudie en 1560 discrédite la tentative qui restera pour l'Histoire: "la conjuration d'Amboise". Tentant de rentrer en grâce, il se presenta au Roi qui l'arrêta et le condamna à mort mais le chancelier de L'Hospital sachant le roi François II à l'agonie retarde son exécution et à la mort du roi, le fait libérer. Il demande en 1562 le soutien de l'Angleterre dans ses tentatives de faire reconnaître les droits des protestants, la reine d'Angleterre lui promet alors 100.000 couronnes pour les protestants en échange de la ville du Havre. A la suite du massacre d'un groupe de protestants à Wassy par le duc de Guise, il prend la ville d'Orléans et précipite ainsi la France dans les guerres de religion. 
Durant celles-ci il passera allègrement d'un parti à l'autre au gré de ses intérêts. Bien reçu par Catherine de Medicis qui veut l'utiliser pour équilibrer la puissance des Guise, il se voit courtisé de toutes parts. Après son refus, il fut victime de "l'escadron volant" de Catherine de Medicis. Séduit par Isabelle de Lineuil, il est amené à signer la paix. Nommé gouverneur de Picardie et des territoire reconquis, il demande pour prix de sa fidélité la charge de Lieutenant Général mais devant à nouveau essuyer un échec, il tente une seconde fois de s'emparer du roi mais n'y arrive pas. 
Jarnac
n 1568, il signe un traité d'assistance mutuelle avec l'amiral Coligny et Guillaume de Nassau dans leur lutte contre les catholiques. Déçu des avances faites à l'Espagne, il reprend les armes et attaque Paris. Battu à Saint-Denis, il fait volte-face et assiège Chartres avec le soutient de mercenaires allemands. Il signe alors la paix de Longjumeau contre l'avis de son ami Coligny. En août de la même année, la guerre reprend et il se voit entraîné dans les opérations dans l'ouest du pays. Il trouvera la mort en 1569 à la bataille de Jarnac.
En voulant protéger l'amiral de Coligny, il tombe de cheval et se brise une jambe, fait prisonnier, il est assassiné d'un coup de pistolet par Montesquiou, capitaine des gardes du duc d'Anjou (futur Henri III). Après sa mort, le duc d'Anjou fit transporter son corps sur un âne.
Eléonore de Roye

(1535-1564)
La terre de Conti qui servira à pourvoir une branche cadette des Condé, proviendra de l'apanage d'Eléonore.
A sa mort, Louis utilise le titre de marquis de Conti. Eléonore signait en fait "Léonor de Roye". 

 
 

 
 
 
Les femmes
En 1565, il épouse "Francoise Dorleans" qui lui donnera trois fils, Charles, Louis et Benjamin mais les deux derniers meurent en bas âge. De sa maîtresse Isabeau de la Tour il aura une fille bâtarde: N? Il projeta de la reconnaître mais il mourut peu après.

 
Le château de Condé en Brie

 


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