| Le Fondateur |
ossu
et miséreux, tares qu'il essaiera toute sa vie de cacher sous des
abords hautains et fastueux. D'autres sources
indiquent par ailleurs qu'il avait hérité de son père
et de ses ancêtres plus lointains une ardeur et un courage naturel
qui lui permettent d'exceller dans tous les exercices du corps. Aussi:
bien fait de sa personne avec un visage ouvert, orné d'une barbe
blonde, il est fort aimé des dames auxquelles il plaît par
sa gaieté et
sa vigueur. Sa joie de vivre et son empressement
auprès du beau sexe contraste avec l'austérité de
ses parents; elle préfigure plutôt
l'ardeur qui caractérisera son neveu Henri
IV.
En 1547, à 17 ans il est échanson
au sacre du roi Henri II.
Il cherche dans un premier temps à imiter
son père dans sa carrière au service du roi. Il fait alors
ses premières armes en Piémont, servant sous le maréchal
de Brissac dès l'âge de 18 ans.
Bien moins riche que les Guises qui reçoivent
sept fois plus en pensions diverses que lui qui est prince de sang. Etant
le premier des Condé, c'est lui qui inaugure une certaine tradition
de chef rebelle et de grand capitaine. C'est à la suite de ses nombreuses
victoires qu'il avait cru pouvoir espérer certaines faveurs. Mais
lors de la signature de la paix de Cateau-Cambresis, il n'en reçu
aucune. C'est sans doute ici qu'il faut trouver son hostilité chronique
au pouvoir. De par sa grand-mère, Marie de Luxembourg, il hérite
du château de Condé
en Brie. Il n'est cependant pas clair si le titre de la famille se rapporte
à ce domaine ou à celui de Condé sur Escaut; toutes
deux possessions de la famille de Bourbon.
Les guerres de
religion
yant
embrassé la religion réformée, il se heurtera toute
sa vie au parti catholique et notamment aux Guise, qu'il considère
comme usurpateurs de ses propres droits, et qui maintes fois tentèrent
de l'assassiner. Mais débordant d'ambition, il était prêt
à toutes les aventures. Il prit la tête des protestants lors
des premières guerres de religion, non pas par conviction religieuse
mais par ambition personnelle. Eux-mêmes avaient besoin d'un prince
plus charismatique qu'Antoine de Navarre. Ceci bien que sa vie dissolue
ne concordait pas avec leurs valeurs. Ecarté du pouvoir, il tente
un coup de force dont le but était de faire convoquer les Etats-Généraux
et de se débarrasser des Guise. La mort de son allié, La
Renaudie en 1560 discrédite la tentative qui restera pour l'Histoire:
"la conjuration d'Amboise". Tentant de rentrer en grâce, il se presenta
au Roi qui l'arrêta et le condamna à mort mais le chancelier
de L'Hospital sachant le roi François II à l'agonie retarde
son exécution et à la mort du roi, le fait libérer.
Il demande en 1562 le soutien de l'Angleterre dans ses tentatives de faire
reconnaître les droits des protestants, la reine d'Angleterre lui
promet alors 100.000 couronnes pour les protestants en échange de
la ville du Havre. A la suite du massacre d'un groupe de protestants à
Wassy par le duc de Guise, il prend la ville d'Orléans et précipite
ainsi la France dans les guerres de religion.
Durant celles-ci il passera allègrement
d'un parti à l'autre au gré de ses intérêts.
Bien reçu par Catherine de Medicis qui veut l'utiliser pour équilibrer
la puissance des Guise, il se voit courtisé de toutes parts. Après
son refus, il fut victime de "l'escadron volant" de Catherine de Medicis.
Séduit par Isabelle de Lineuil, il est amené à signer
la paix. Nommé gouverneur de Picardie et des territoire reconquis,
il demande pour prix de sa fidélité la charge de Lieutenant
Général mais devant à nouveau essuyer un échec,
il tente une seconde fois de s'emparer du roi mais n'y arrive pas.
Jarnac
n
1568, il signe un traité d'assistance mutuelle avec l'amiral Coligny
et Guillaume de Nassau dans leur lutte contre les catholiques. Déçu
des avances faites à l'Espagne, il reprend les armes et attaque
Paris. Battu à Saint-Denis, il fait volte-face et assiège
Chartres avec le soutient de mercenaires allemands. Il signe alors la paix
de Longjumeau contre l'avis de son ami Coligny. En août de la même
année, la guerre reprend et il se voit entraîné dans
les opérations dans l'ouest du pays. Il trouvera la mort en 1569
à la bataille de Jarnac.
En voulant protéger l'amiral de Coligny,
il tombe de cheval et se brise une jambe, fait prisonnier, il est assassiné
d'un coup de pistolet par Montesquiou, capitaine des gardes du duc d'Anjou
(futur Henri III). Après sa mort, le duc d'Anjou fit transporter
son corps sur un âne. |
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| Eléonore de Roye |
(1535-1564)
La terre de Conti qui servira à pourvoir une
branche cadette des Condé, proviendra de l'apanage d'Eléonore.
A sa mort, Louis utilise le titre de marquis
de Conti. Eléonore signait en fait "Léonor de Roye". |
| Les femmes |
| En 1565, il épouse "Francoise Dorleans"
qui lui donnera trois fils, Charles, Louis et Benjamin mais les deux derniers
meurent en bas âge. De sa maîtresse Isabeau de la Tour il aura
une fille bâtarde: N? Il projeta de la reconnaître mais il
mourut peu après. |
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