| Louis-Armand
I (1661-1685)
prince de la Roche-sur-Yon.
Ses parents: Armand
et Anne-Marie Martinozzi. Son frère: François-Louis.
Il épouse en 1680 une fille légitimée de Louis XIV,
Marie-Anne de Blois. (1666-1739) |
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Le Mariage:
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Marie-Anne
aurait préféré le frère mais à treize
ans, elle succombe bien vite et ce mariage est pour elle la plus grande
élévation qu’elle aurait pu espérer. Pour Louis-Armand,
outre que la fiancée est exquise, elle est aussi la bâtarde
préférée du Roi, nul doute que sa dot sera convenable.
Mais le soir des noces, il ne se passe rien, la petite princesse attend
et se lamente. Conti de son côté pleure et se détourne.
Il est bien vrai que les mariés sont bien jeunes, elle 13, lui 15
ans. Mais la lourdeur du repas de noce fait son effet et bientôt
la princesse s’endort. Louis-Armand ne l’entendant plus gémir se
redresse et la contemple. Il est vrai qu’elle est jolie et bientôt
une “roideur” s’éveille. N’y tenant plus le prince tente de la trousser
mais s’empêtre dans les draps, chemises et caleçons, tant
et si bien qu’il en éjacule d’empressement. S’étant débattue
tant qu’elle pouvait et maintenant souillée de la semence du jeune
prince, ses intestins n’y tiennent plus et lâchent tout leur contenu
dans le lit, maculant les époux enlacés. La princesse crie,
pleure, appelle ses dames, le pot de chambre est prestement présenté.
Le marié pour sa part se tapit dans un coin pendant qu'on lave et
rhabille sa jeune épouse. Humilié, il jura bien fort qu’on
ne l’y reprendrait plus. |
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La Hongrie
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| C'est contre l'avis
du Roi qu'il part en compagnie de son frère disgracié pour
la Pologne. En chemin ils mènent grand train et critiquent le roi
ouvertement. Celui-ci qui a ses espions partout, les suit pas à
pas et entretient une rancoeur tenace. Surtout que les princes ne se gênent
pas pour écrire de violentes missives à leurs amis restés
en France. C'est ainsi que l'on découvrira sur un page du prince
de Conti quantité de lettres où le Roi est traité
de "roi de théâtre", de "gentilhomme campagnard affaissé
auprès de sa vieille femme". |
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La Vérole
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| Il est rappelé
lorsque son épouse est atteinte d'une attaque violente de petite
vérole. Mal très commun à la cour, qui laisse d'affreuses
cicatrices sur le visage. Le prince reste constamment à son chevet,
il suffoque dans cette chambre mal aérée, en quinze jour
il a vieilli de dix ans. Et la princesse se rétabli, certes elle
ne sera plus jolie. Elle forcera sur les rouges et les fards et il n'y
paraîtra plus. Mais à peine a-t-elle quitté le lit
que Louis-Armand le prend. Mais chez lui point de tâche sur la peau.
Il perd connaissance et en cinq jours il s'éteint. Il laisse derrière
lui une veuve de dix-huit ans.Si tôt ravi à son épouse
qu'à peine se souvient-elle de son visage, il avait une de ces âmes
d'étoupe qu'on ne saurait craindre. Un de ces poissons plats, sans
arêtes, qui vivent sur le fond et ne soulèvent de nuages que
de sable. Du temps qu'il vivait, au Roi il semblait qu'il n'avait point
de gendre, et à Marie-Anne qu'elle n'était point mariée.Contrainte
à une virginité forcée, la princesse de Conti collectionna
ensuite les aventures, tant masculines que féminines. |