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| Louis-François
I (1717-1776)
Ses parents: Louis-Armand
II et Louise-Elisabeth de Condé
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Il
est le second fils de son père. Issu d'une vie familiale agitée
qui avait assombri son enfance, mais qui ne le dégouta pas du mariage,
et à quatorze ans, il épouse la fille du Régent, un
peu plus âgée que lui. Les familles hésitaient à
les mettre aussitôt dans le même lit, mais le jeune marié
n'admit aucun délai ; « Il est, constate Barbier, déjà
fort à l'aise avec les femmes. » Son
extérieur séduisant annonçait l'une des plus éclatantes carrières amoureuses du siècle. Une bonne fortune lui avait épargné la bosse familiale. Gouverneur du Poitou, il est Lieutenant-Général en 1735 Il part en grand équipage faire la guerre déclanchée par la seconde élection de Stanislas au trône de Pologne. il sert en Allemagne, où on le voit s'exposer à la pointe de la tranchée et où il se gagne le coeur des soldats en mangeant la soupe et en couchant comme eux sur les chariots. Son gouverneur, Adam, ne supporta pas une campagne si rude; il meurt d'épuisement, (premier et dernier membre de l'Académie française à notre connaissance, à mourir aux armées.) Neuf ans plus tard, lorsque éclate la guerre de Succession d'Autriche, on oublie de lui confier un commandemant. Renouvelant le geste de son grand-père, parti combattre en Hongrie sans la permission de Louis XIV, il s'en va en chaise de poste, accompagné de deux domestiques, et rallie l'armée d'Allemagne. Une première lettre de Louis XV le fait mettre aux arrets trois jours; une seconde missive royale recommande de le bien traiter. A 24 ans, il prend du service dans la guerre de Succession d'Autriche et se bat en Bohème. Son comportement l'amène à commander l'armée d'Italie en 1744 conjointement avec l'infant don Philippe, où il se distingue en forçant le passage de Villafranca et gagne la bataille de Coni. Il y comba, l'épée à la main et mène ses hommes au corps à corps.
L'année suivante il se frotte aux impérialistes allemands et est transféré aux Pays-Bas en 1746. Mais reste second à cause de l'antipathie du roi. Louis-François en est fort aigri car le commandant en chef des armée n'est autre que le maréchal de Saxe qui était étranger, bâtard, et protestant.Louis-François se retire donc en 1747 pour comme maint de ses ancêtres se proposer au trône de Pologne. Il gagne le support du Roi en contradiction avec l'attitude des ministres de celui-ci qui voulaient assurer la maison de Saxe à la tête de ce pays. Ceci à cause du fait que la dauphine était fille d'Auguste de Saxe. Le Roi est donc contraint de mener une diplomatie parallèle avec les souverains d'Europe de l'Est qui recevaient donc des instructions contradictoires. Louis-François en prit alors la tête. En 1747, il est nommé au Cabinet Noir de Louis XV. Mais heurtant à l'antipathie de la favorite du roi, Mme de Pompadour, il n'eut jamais de réels commandements. C'est d'ailleurs lui qui possédait depuis 1726 la terre de Pompadour, jusqu'en 1745 lorsque le roi la lui racheta pour la donner à sa maitresse. La marquise ne suportait pas d'être exclue du Secret du Roi et tenait Louis-François comme responsable de son écartement. Louis-François obtient en 1748 la charge du Grand Prieuré de l'ordre de Malte, mais est dispensé de former ses voeux. Il quitte le Secret du roi en 1759 à la
suite d'un désaccord avec la marquise de Pompadour qui lui refuse
un commandement lorsque la guerre de Sept Ans est déclaré
en 1756. Il se retire dans son domaine de l'Isle d'Adam, il est remplacé
au Cabinet Noir par le comte de Broglie.
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