
| Marie-Anne
(1678-1718)
Mlle d'Enghien Duchesse de Vendôme. Ses parents: Henri-Jules
et Anne de Pfalz-Simmern.
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| Elle était extrèmement
laide. A sa naissance elle reçoit le nom de Melle de Montmorency
mais par suite d'une chaise musicale, elle reprend le nom de Melle d'Enghien
lorsque sa soeur Louise-Bénédicte reçoit le nom de
Melle de Charolais.
Marie-Anne dut attendre la mort de son père Henri-Jules et de son frère Louis III pour pouvoir épouser le duc de Vendôme. |
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| Un "mari" | |
Celui-ci,
homosexuel notoire et débauché à l'extrèmen'était
pas en odeur de sainteté à la Cour de France et n'aspirait
qu'à une gloire militaire qu'il trouvera au service
de l'Espagne. Nous le retrouvons également dans le club d'homosexuels
avec François-Louis de Conti.
Le mariage fut possible grâce à l'intervention des Maine, donc de sa soeur Louise-Bénédicte. Cloîtrée en l'Hôtel de Condé avec son père qui la terrorisait, Marie-Anne eut accepté n'importe quel mariage que ce fût. Louis-Joseph, bien que débauché, était un bon parti, descendant de Henri IV, il sera son sauveur car qui voudrait d'une laideron de 33 ans? Il est particulièrement sale et abject, ne donnant d'audience à ses officiers qu'assis sur sa chaise percée. Un exemple de sa saleté peut être trouvé dans ce bassin qui lui servait autant pour ses ablutions matinales que pour faire ce que la nature commande. Son monde se dirige de sa salle d'aissance, non seulement il y reçoit mais y prend également ses repas, y fait son courrier et s'y divertit. Les Maine, le duc en tête, voulaient pour leur cousin Vendôme
une princesse du sang ce qui enlèverait un peu
la tache de la bâtardise et pouvait donc aussi leur profiter. Les
bâtards devenant ainsi un peu plus
légitimes et leurs enfants certainement. Les époux trouvèrent donc tous deux leur compte dans ce mariage qui apportera la liberté et l'argent à l'une et la vanité et le rang à l'autre. Ceci malgré leurs difformités respectives. Le mariage se fit donc sans l'assentiment des deux veuves princères: Anne de Bavière et Louise-Françoise de Nantes. L'une pleura fort l'autre se fâcha mais cela ne put rien changer. Bien que le roi ait donné son accord, il ne voulut toujours pas voir le duc de Vendôme et ce sera le duc du Maine qui arrangera toutes les formalités. |
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| Les noces se déroulèrent
à Sceaux chez les Maine.
Pour les curieux, voici la liste des personnalités présentes lors de la nuit de noces, il est à noter que cette liste est très courte selon les standards de l'époque: -Anne de Bavière, princesse de Condé.(mère de la mariée) -Louis-Henri I (neveu de la mariée) -Charles, comte de Charolais (qui n'avait que 10 ans! et neveu de la mariée) -Marie-Thérèse de Bourbon, princesse de Conti. (Veuve de l' "ami" du duc de Vendôme et soeur de la mariée) et ses enfants: --Louis-Armand II de Conti (qui n'avait que 5 ans!) --Marie-Anne de Conti (qui n'avait que 11 ans et qui sera l'épouse de Louis-Henri I) --Louise-Adélaïde de Conti (qui n'avait que 4 ans!) -Louis-Auguste, duc du Maine -Louise-Bénédicte, duchesse du Maine (soeur de la mariée) et leurs enfants: --Louis-Auguste, prince des Dombes (10 ans) --Louis-Charles, comte d'Eu (6 ans) Si l'on compte, nous avons comme témoins, six adultes et six enfants alors que d'habitude les chambres lors des nuits de noces sont pleines à craquer. Deux jours après les noces, le duc de Vendôme s'en retourne en ses terres d'Anet et laisse sa "jeune" épouse à Sceaux. A noter aussi qu'aucune personnalité royale n'envoya de compliment aux mariés. C'était comme si ce mariage n'existait pas. Marie-Anne, délaissée dès son mariage, retourne chez sa mère jusqu'à ce que sa demeure au Temple soit prête. Compliment pour compliment, le duc de Vendôme n'en adressa aucun à l'assistance présente à sa nuit de noces et y était comme s'il s'agissait des noces d'un autre. Deux ans plus tard, Marie-Anne est veuve. |
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